Coaching dirigeant et burnout : comment reconstruire un leadership durable après l’effondrement

Publié le 15 juin , 2025 - Mis à jour le 1 avril, 2026  

Vous avez tenu. Pendant des années, vous avez absorbé la pression, pris les décisions difficiles, porté l’entreprise — et les équipes. Puis un matin, plus rien. Pas de drame spectaculaire, pas d’effondrement annoncé. Juste l’impossibilité de continuer comme avant.

Le burnout des dirigeants n’est pas une faiblesse. C’est l’aboutissement logique d’un modèle de leadership poussé au-delà de ses limites réelles. Et pourtant, la majorité des dirigeants qui en reviennent commettent la même erreur : ils reprennent. Ils reprennent vite, fort, en mode rattrapage. Et dans les 12 à 18 mois qui suivent, beaucoup rechutent.

Pourquoi ? Parce que le repos guérit la fatigue. Pas les patterns.

Les croyances qui ont tout alimenté — « je dois tout contrôler », « montrer ses limites est dangereux », « ma valeur se mesure à ma performance » — sont toujours là. Intactes. Prêtes à reprendre le pilotage dès que la pression remonte. Et elle remonte toujours.

C’est là que le coaching post-burnout intervient. Pas comme une thérapie. Pas comme un accompagnement de confort. Mais comme un outil de reconfiguration stratégique : comprendre ce qui a cédé, identifier ce qui doit changer en profondeur, et reconstruire un modèle de leadership qui tient dans la durée.

Dans cet article, vous allez découvrir en quoi le coaching se distingue concrètement d’un suivi thérapeutique ou d’un bilan de compétences, comment se structure une reconstruction post-burnout en trois phases séquentielles — de la stabilisation au redesign systémique du leadership —, quels sont les mécanismes qui font rechuter la majorité des dirigeants qui reviennent sans accompagnement, et à quels signaux reconnaître que vous êtes réellement prêt à vous y engager.

Ce que vous allez lire n’est pas un programme de bien-être ni une promesse de transformation express. C’est un cadre analytique construit pour les dirigeants qui ont déjà compris ce qui s’est passé, et qui cherchent maintenant une réponse structurée à une seule question : comment revenir autrement ?

Le burnout d’un dirigeant n’est pas un incident isolé. C’est le signal d’une inadéquation structurelle entre un modèle de leadership et les exigences réelles du poste. Une fois l’arrêt maladie terminé, la question qui s’impose n’est pas « comment reprendre là où j’en étais », mais « comment reprendre autrement ».

C’est précisément l’objet du coaching dirigeants haut de gamme dans sa dimension post-burnout : non pas un retour à l’état antérieur, mais une reconfiguration délibérée du rapport au rôle, à la décision et au leadership.

Cet article s’adresse aux dirigeants qui ont déjà franchi l’étape du diagnostic — ceux qui savent ce qu’ils ont traversé et cherchent maintenant un cadre structuré pour reconstruire sans rechuter.

Pourquoi la reconstruction post-burnout est un enjeu stratégique, pas uniquement médical

Le phénomène d’épuisement exécutif a cessé d’être marginal. Selon l’étude LHH ICEO publiée en 2024, 66 % des dirigeants français déclaraient souffrir d’épuisement professionnel — contre 40 % l’année précédente. Le baromètre Bpifrance Le Lab / Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur (2025) indique que 82 % des dirigeants de TPE-PME souffrent d’au moins un trouble physique ou psychologique, et qu’1 dirigeant sur 3 se déclare en mauvaise santé mentale.

Ces chiffres ne décrivent pas une fragilité individuelle. Ils décrivent un modèle de leadership sous pression structurelle.

L’APEC, dans son étude 2025 sur la santé mentale des cadres et managers, note que 22 % des arrêts longue durée dans l’encadrement sont liés à l’épuisement professionnel. Plus significatif encore : les profils les plus à risque de rechute sont précisément ceux qui affichaient les niveaux d’investissement les plus élevés avant l’arrêt — 95 % se disaient investis dans leur travail, 85 % prêts à se surpasser, 68 % travaillant régulièrement les soirs et weekends. Sans reconfiguration du modèle, les mêmes conditions reprennent dès que la pression revient à la normale.

Aux États-Unis, les données Challenger, Gray & Christmas citées dans Forbes documentent un record de 2 221 départs de CEO en 2024, plusieurs ayant explicitement cité l’épuisement, les tensions internes et « l’érosion du sens de diriger » comme motivations. Ce n’est pas une crise individuelle — c’est une crise systémique du leadership exécutif.

La reconstruction post-burnout est donc un enjeu à la fois personnel et organisationnel. L’accompagnement qu’elle requiert dépasse le registre médical : il s’inscrit dans une démarche de reconfiguration stratégique du leadership.

Ce qu’est réellement le coaching post-burnout — et ce qu’il n’est pas

Définition synthétique

Le coaching dirigeant post-burnout est un accompagnement individuel structuré visant à reconstruire la confiance décisionnelle, l’identité de leadership et le modèle managérial d’un dirigeant après un épuisement professionnel, pour éviter la rechute. Il se distingue de la thérapie par son orientation vers l’action et le futur, et du coaching de performance classique par sa temporalité et sa sensibilité aux fragilités résiduelles.

Pour les dirigeants qui ont déjà exploré les signes de burnout chez le dirigeant et qui ont passé la phase de diagnostic, cette définition marque le point de départ d’une démarche différente : non plus comprendre ce qui s’est passé, mais construire ce qui vient après.

En résumé — Coaching post-burnout : définition opérationnelle

Un accompagnement en trois phases séquentielles — stabilisation émotionnelle, reconstruction des ressources fondamentales, redesign systémique du leadership — conduit par un coach avec une sensibilité clinique. Son objectif n’est pas de revenir à l’état antérieur, mais de construire un modèle de leadership plus durable et plus authentique.

Les distinctions nécessaires

Plusieurs confusions freinent régulièrement l’engagement dans un coaching post-burnout. Le tableau suivant les résout.

Coaching post-burnout Thérapie / Psychologie du travail Bilan de compétences
Orientation temporelle Futur et action Passé et causes profondes Présent et repositionnement
Objet principal Reconfiguration du leadership Traitement des traumatismes et des causes cliniques Inventaire des compétences et orientation
Cadre Confidentiel, individuel, structuré Clinique ou cabinet libéral Institutionnel (Opco, prestataire certifié)
Durée typique 6 à 12 mois, 10 à 20 séances Variable, souvent 12 à 24 mois 24 heures sur 3 à 6 mois
Complémentarité Recommandé après stabilisation médicale Prioritaire en phase aiguë Pertinent en cas de repositionnement de poste
Profil du praticien Coach certifié ICF ou EMCC, sensibilité clinique Psychologue clinicien, psychiatre Consultant certifié CléA ou Qualiopi

Ces trois dispositifs ne sont pas concurrents — ils sont séquentiels. La thérapie ou le suivi médical traite la phase aiguë. Le coaching reconstruit à partir d’une stabilisation acquise. Le bilan de compétences intervient si une question de repositionnement professionnel se pose en parallèle.

Les 3 étapes de la reconstruction post-burnout par le coaching

La question la plus fréquente — et celle qui génère le plus de résultats en recherche — est la suivante : comment le coaching aide-t-il concrètement un dirigeant après un burnout ?

La réponse la plus précise disponible dans la littérature clinique et coaching est un modèle séquentiel en trois phases. Ce n’est pas une méthodologie propriétaire — c’est le cadre structurel que les praticiens les plus expérimentés et les chercheurs spécialisés convergent à décrire.

1. Stabilisation — Sortir de l’urgence et couper les boucles

L’objectif de cette première phase n’est pas de progresser, mais de stabiliser. Le système exécutif du dirigeant a subi une rupture : les boucles de rumination persistent, la concentration est fragmentée, la capacité à hiérarchiser les enjeux est diminuée.

Ce que le coach fait ici : créer un espace de parole confidentiel structuré, travailler sur la régulation émotionnelle, aider à la mise à distance cognitive des responsabilités immédiates. Il ne traite pas les causes profondes du burnout — c’est le rôle du suivi médical ou psychologique. Il restaure les fonctions exécutives de base : capacité d’attention, régulation de l’état interne, tolérance à l’incertitude.

Durée indicative : 4 à 8 semaines, 2 à 3 séances.

2. Reconstruction — Reconstruire la confiance décisionnelle et l’identité professionnelle

C’est la phase centrale. Le burnout a effondré trois besoins psychologiques fondamentaux identifiés par la Théorie de l’Autodétermination (Deci & Ryan) : l’autonomie (sentiment de contrôle sur ses décisions), la compétence perçue (confiance dans ses propres jugements) et l’appartenance sociale (isolement du dirigeant dans sa fonction).

Le coaching reconstruit ces trois axes progressivement. Il commence par l’axe de la compétence perçue, via ce que les praticiens désignent comme des micro-victoires : des arbitrages à faible risque, suffisamment concrets pour redonner au dirigeant une preuve expérientielle de sa capacité décisionnelle — avant de remonter vers les enjeux stratégiques.

Ce que le coach travaille dans cette phase : le rapport à l’erreur, la délégation comme outil plutôt que comme abdication, la reconstruction d’une vision, le sens du leadership.

Durée indicative : 2 à 4 mois, 4 à 8 séances.

3. Redesign systémique — Reconfigurer le modèle de leadership

C’est la phase qui détermine si la reconstruction sera durable ou superficielle. Il ne suffit pas que le dirigeant aille mieux — il faut que les conditions structurelles qui ont produit le burnout soient redessinées.

Ce que le coach travaille ici : les croyances-limites opérationnelles qui pilotent silencieusement les comportements (« contrôler = bien diriger », « la faiblesse est dangereuse », « ma valeur = ma performance »), les mécanismes de délégation structurée, les limites décisionnelles, la définition d’un modèle de leadership viable à long terme.

C’est à cette phase que les travaux de Forbes sur les dirigeants post-burnout sont les plus éclairants. Krista Crawford, Vistage Chair citée dans un article Forbes de 2025, décrit cette transition en ces termes : le CEO passe de « je gère tout » à « j’ai un système qui travaille avec moi ». Ce n’est pas une réduction du leadership — c’est son approfondissement.

Durée indicative : 2 à 4 mois, 4 à 7 séances.

Synthèse des 3 phases

Phase Objectif principal Durée indicative Outils coaching mobilisés
1 — Stabilisation Restaurer les ressources de base, couper les boucles 4 à 8 semaines Régulation émotionnelle, écoute structurée, recadrage cognitif
2 — Reconstruction Reconstruire confiance décisionnelle et identité 2 à 4 mois Micro-victoires, travail sur les valeurs, reconstruction de la vision
3 — Redesign systémique Reconfigurer le modèle de leadership 2 à 4 mois Délégation structurée, travail sur les croyances-limites, design du leadership

Ce que le burnout révèle sur l’identité du dirigeant — et pourquoi c’est une ressource

Un paradoxe mérite d’être nommé clairement : les dirigeants les plus à risque de rechute sont ceux qui, avant l’arrêt, affichaient les niveaux d’investissement les plus élevés. Ce profil n’est pas un défaut de caractère — c’est la signature d’une capacité d’engagement supérieure, mal canalisée.

L’effet de dotation, concept issu des travaux de Kahneman et Thaler en économie comportementale, offre ici un recadrage utile : on valorise davantage ce que l’on possède déjà. Appliqué au post-burnout, il signifie que le dirigeant ne repart pas à zéro. Il repart avec une connaissance intime de ses propres limites, de ses valeurs réelles — souvent différentes de celles affichées — et du coût réel d’un leadership non durable. C’est une intelligence émotionnelle et stratégique que ses pairs n’ont pas acquise.

La littérature clinique parle de post-traumatic growth — croissance post-traumatique : les individus qui traversent une rupture majeure et bénéficient d’un accompagnement structuré émergent avec un niveau de clarté stratégique supérieur à celui qu’ils manifestaient avant la crise. Ce n’est pas systématique. C’est conditionnel à un travail délibéré.

Le coaching crée les conditions de ce travail. Il ne minimise pas l’épreuve — il en exploite la valeur.

En résumé — Résilience exécutive : définition opérationnelle

La résilience exécutive (executive resilience) est la capacité d’un dirigeant à traverser une rupture professionnelle majeure — burnout, crise de gouvernance, effondrement — non pas en revenant à l’état antérieur, mais en émergent avec un modèle de leadership plus durable, plus authentique et plus délibéré. Elle mobilise trois compétences-clés : la régulation émotionnelle, le recadrage cognitif (cognitive reframing) et la reconfiguration de l’identité professionnelle.

Pourquoi le retour sans accompagnement est le principal facteur de rechute

Le repos restaure les ressources physiques. Il ne reconfigure pas les patterns comportementaux qui ont produit l’épuisement. C’est la distinction centrale que les données de l’APEC illustrent avec précision.

Voici les cinq mécanismes de rechute les plus documentés chez les dirigeants post-burnout :

  1. La reproduction du même modèle. Sans reconfiguration systémique, l’environnement reprend sa pression et le dirigeant reprend ses patterns. Le retour à l’identique est statistiquement le scénario le plus fréquent. Les conditions externes n’ont pas changé ; le rapport interne à ces conditions non plus.
  2. La pression de légitimité. La peur du regard des équipes, des actionnaires et des partenaires pousse le dirigeant à sur-performer dès les premières semaines du retour, pour « prouver » qu’il est rétabli. Cette sur-performance précoce est cliniquement contre-productive : elle consomme des ressources encore fragiles avant qu’elles soient consolidées.
  3. L’accélération compensatoire. Le dirigeant qui revient cherche à rattraper le temps perdu en multipliant les décisions et les prises de contrôle. Ce réflexe — cohérent avec le profil de haute performance qui le caractérise — est précisément ce qui a alimenté l’épuisement initial.
  4. La confusion entre rétablissement physique et rétablissement décisionnel. La fatigue physique se traite en quelques semaines. La fatigue décisionnelle — la perte de confiance dans ses propres jugements, la difficulté à prioriser sous pression, le sentiment de ne plus avoir accès à sa propre clarté stratégique — prend plusieurs mois. Un dirigeant peut se sentir physiquement apte et rester cognitivement fragilisé.
  5. L’absence de recadrage des croyances opérationnelles. Les croyances qui ont alimenté le burnout ne disparaissent pas avec le repos. Elles reprennent leur rôle de pilotes silencieux dès que la pression revient. Sans travail explicite sur ces structures, le scénario se répète.

Les erreurs courantes dans l’approche de la reconstruction

Cinq erreurs structurelles reviennent régulièrement dans les démarches de reconstruction mal engagées.

  1. Confondre coaching et thérapie. Un dirigeant qui a besoin d’un travail clinique sur les causes profondes et qui s’oriente vers un coaching avant d’avoir stabilisé son état risque de travailler sur le mauvais niveau. Les deux approches sont complémentaires — mais séquentielles. Le coaching vient après.
  2. Choisir un coach généraliste sans sensibilité à la fragilité post-burnout. Un coaching de performance classique peut être contre-productif en phase de reconstruction : il mobilise des leviers de dépassement alors que le système exécutif a besoin de reconstruction progressive. La sélection du coach est un acte stratégique à part entière.
  3. Revenir trop tôt, sans cadre structuré de retour. L’arrêt médical seul ne reconstruit pas — il stabilise. La phase de reconstruction active commence précisément au moment du retour. C’est là que l’accompagnement est le plus utile, et le plus souvent absent.
  4. Traiter la reconstruction comme un projet personnel isolé. La reconstruction du leadership s’opère dans un système — une entreprise, des équipes, un board. La négliger revient à travailler sur soi dans le vide. Le coaching post-burnout efficace intègre la dimension systémique : comment le retour est communiqué, comment les équipes vivent ce retour, comment l’autorité se reconstruit dans la relation.
  5. Sous-estimer la durée nécessaire. Un accompagnement post-burnout sérieux s’inscrit sur 6 à 12 mois minimum. Les programmes courts — 3 à 5 séances — peuvent créer une prise de conscience initiale utile, mais ne permettent pas la reconfiguration systémique durable. La durée n’est pas un luxe : c’est une condition de la solidité de la reconstruction.

Suis-je prêt pour un coaching post-burnout ? Cinq critères pour évaluer sa situation

L’engagement dans un coaching post-burnout n’est pas pertinent à n’importe quelle étape du rétablissement. Cinq indicateurs permettent d’évaluer le niveau de préparation réelle.

1. Stabilité médicale.
La phase aiguë est derrière — troubles du sommeil sévères, anxiété invalidante, incapacité à se concentrer plus de 20 minutes consécutives. Sans cette stabilisation, la priorité reste le suivi médical ou psychologique. Le coaching ne se substitue pas à cette étape.

2. Motivation au changement — la bonne question.
La question n’est pas « suis-je motivé à aller mieux ? » mais « suis-je prêt à remettre en question mon modèle de leadership ? ». Le coaching post-burnout exige une disposition réelle à examiner les croyances et les comportements qui ont alimenté l’effondrement. Une motivation à reprendre le travail sans cette disposition produit un retour, pas une reconstruction.

3. Disponibilité cognitive minimale.
Le coaching exige une capacité d’introspection et de réflexion stratégique. Si la charge cognitive résiduelle est encore trop importante, il est contre-productif de s’y engager. Une ou deux séances exploratoires permettent d’évaluer ce niveau avant de s’engager dans un programme structuré.

4. Cohérence avec l’entourage professionnel.
Dans les contextes où un board, des associés ou des équipes dirigeantes sont impliqués dans le retour, la démarche de coaching doit s’articuler avec la communication organisationnelle sur ce retour. Une démarche isolée dans un contexte de tension peut fragiliser à la fois le coaching et le retour lui-même.

5. Clarté sur la distinction coaching / thérapie.
Le dirigeant doit comprendre ce qu’il peut attendre du coaching — et ce qu’il ne peut pas en attendre. Le coaching travaille sur l’action et le futur. Il ne traite pas les traumatismes ni les causes cliniques de l’effondrement. Cette clarté est nécessaire pour que la relation de coaching soit efficace.

Pour les dirigeants souhaitant évaluer leurs besoins spécifiques et la pertinence d’un accompagnement à ce stade, un diagnostic confidentiel de 45 minutes permet d’identifier les axes prioritaires sans engagement préalable.

Ce que la recherche valide sur l’efficacité du coaching post-burnout

Les données empiriques sur l’efficacité du coaching dans les situations d’épuisement professionnel se sont étoffées depuis 2023.

L’étude de Peláez et al., publiée dans Frontiers in Psychology en décembre 2023 (N=92, groupe contrôle randomisé), constitue l’une des rares recherches avec protocole rigoureux dans ce domaine. Après un programme de coaching de 10 semaines, les trois dimensions cliniques du burnout diminuent significativement dans le groupe coaché, tandis que la vigueur augmente — un indicateur de réengagement et de ressources récupérées. Les résultats du groupe contrôle restent stables, ce qui valide l’effet du coaching au-delà du simple effet-temps.

Les travaux de Sahadath (Université de Victoria, Canada, 2025), conduits sur une cohorte de professionnels à haute responsabilité, documentent que le coaching exécutif augmente l’intelligence émotionnelle, la résilience et les comportements adaptatifs sous pression.

La revue de littérature publiée par l’Executive Coach College en novembre 2024 synthétise les protocoles les plus efficaces : ceux qui combinent recadrage cognitif (cognitive reframing), travail sur les valeurs et reconstruction progressive de la confiance décisionnelle produisent les résultats les plus durables.

Ces données convergent vers une conclusion opérationnelle : le coaching post-burnout est efficace lorsqu’il est structuré, séquentiel et conduit par un praticien avec une sensibilité aux fragilités cliniques résiduelles. Son efficacité n’est pas générique — elle dépend de la qualité du cadre et de la qualité du praticien.

Prochaines étapes pour approfondir la démarche

La reconstruction post-burnout ne se traite pas comme un projet personnel isolé. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur le modèle de leadership que le dirigeant souhaite construire — pour lui-même, pour son organisation, pour la durée.

Pour les dirigeants souhaitant approfondir ce que recouvre un coaching dirigeants haut de gamme dans sa globalité — les principes, le cadre, les exigences d’un accompagnement de ce niveau — la page de référence sur le sujet offre une perspective plus large que le seul contexte post-burnout.

Pour ceux qui se trouvent actuellement en phase post-burnout et souhaitent évaluer leurs besoins spécifiques, la nature de l’accompagnement adapté et les axes prioritaires à travailler, le diagnostic confidentiel est le point de départ le plus structuré pour engager cette démarche.

Synthèse pour les décideurs

  1. Le coaching post-burnout ne traite pas les causes cliniques du burnout — il reconstruit la capacité d’action et le modèle de leadership à partir d’une stabilisation médicale préalable.
  2. La reconstruction s’opère en trois phases séquentielles : stabilisation des ressources de base, reconstruction de la confiance décisionnelle, redesign systémique du modèle de leadership.
  3. Le retour sans accompagnement est le principal facteur de rechute : sans reconfiguration des patterns comportementaux, les mêmes conditions produisent les mêmes résultats.
  4. L’expérience du burnout n’est pas une perte nette — c’est une acquisition rare de connaissance de ses propres limites et de ses valeurs réelles, directement mobilisable dans un leadership plus durable.
  5. La sélection du coach est un acte stratégique : un coach généraliste ou un programme court ne permet pas la reconfiguration systémique qu’une reconstruction durable requiert.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le coaching dirigeant post-burnout, exactement ?

C’est un accompagnement individuel structuré en trois phases séquentielles — stabilisation émotionnelle, reconstruction de la confiance décisionnelle, redesign systémique du leadership — conduit par un coach certifié avec une sensibilité clinique. Son objectif est de permettre au dirigeant de reprendre son rôle avec un modèle de leadership différent de celui qui a produit l’épuisement, pour éviter la rechute.

Quelle est la différence entre coaching post-burnout et thérapie ?

La thérapie traite les causes profondes et les traumatismes dans une orientation vers le passé clinique. Le coaching post-burnout travaille sur l’action et le futur : reconfigurer les comportements, les croyances opérationnelles et le modèle de leadership. Les deux approches sont complémentaires et séquentielles — la thérapie ou le suivi médical vient d’abord, le coaching ensuite.

Combien de temps dure un accompagnement post-burnout pour un dirigeant ?

Un accompagnement structuré et durable s’inscrit sur 6 à 12 mois minimum, pour un total de 10 à 20 séances selon les phases et le niveau de reconfiguration requis. Les programmes courts de 3 à 5 séances peuvent initier une prise de conscience, mais ne permettent pas la reconfiguration systémique nécessaire à la prévention de la rechute.

Qu’est-ce que la résilience exécutive ?

La résilience exécutive est la capacité d’un dirigeant à traverser une rupture professionnelle majeure — burnout, crise de gouvernance — non pas en revenant à l’état antérieur, mais en émergent avec un leadership plus durable, plus authentique et plus délibéré. Elle mobilise la régulation émotionnelle, le recadrage cognitif et la reconfiguration de l’identité professionnelle.

Comment choisir un coach pour une reconstruction post-burnout ?

Le profil adapté combine : une certification reconnue (ICF ou EMCC), une expérience spécifique auprès de dirigeants en situation de crise, une sensibilité clinique — formation complémentaire en psychologie ou en santé mentale au travail — et une capacité à travailler sur les croyances-limites opérationnelles, pas uniquement sur les objectifs de performance. La reconstruction post-burnout est un contexte spécifique : tous les coachs ne sont pas formés à y intervenir.

À propos de l’auteur

Bonjour, je suis le Dr. Gilbert

Docteur en psychologie et psychologue du travail, je me suis spécialisé dans l'accompagnement des dirigeants, cadres supérieurs et entrepreneurs confrontés à l'épuisement professionnel ou à une surcharge de responsabilités.

Je vous guide pour transformer ces périodes de fragilité en un levier de résilience, vous permettant de restaurer votre performance managériale tout en préservant votre écologie personnelle.

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Michaël Gilbert coach

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